Le truc chic et pas (très) cher – 2

Après un joli ouikène de Pâques où on a tous cru que c’était l’été mais en fait non pas encore ; où nous nous sommes laissées emporter par ce besoin évident de dénuder nos cous graciles, nos longs bras tout blancs, et pour les plus hardies nos jambes Adrianakarembesques, est venu le temps des remords : Pourquoi n’avons nous pas emporté, dans notre sac ouikème, notre bon vieux cashmere (pas celui pour faire les poussières, hein, l’autre !) ?

Alors, oui, vous sentez poindre, en ce mardi matin, un léger gratouillis dans la gorge, voire déjà les prémices de l’angine blanche qui, sournoise, va vous niquer la semaine en beauté.

N’ayez crainte, je suis là pour vous donner le remède qui 1) va vous guérir en une nuit, 2) va vous donner une classe folle malgré la maladie : dormir avec un carré Hermès !

En effet, depuis ma plus tendre enfance, ma mère m’a toujours conseillé, quand j’avais mal à la gorge, de dormir avec un foulard en soie.
Bien sûr, à 8 ans, c’est elle qui choisissait le foulard.
N’oubliez pas que dans les années 80, on était toutes un peu cruches à 10 ans et que c’était encore nos mamans qui choisissaient nos kilts d’écolières.
Je veux dire par là, que c’était pas encore les années Star Ac, où on réclame le string strassé à 7 ans…

Moi, dès l’âge de 16 ans, les seuls foulards en soie que je possédais, c’était donc des carrés Hermès (oui, pardon).
Donc, j’ai pris très tôt la bonne habitude de dégainer le carré, le soir, dès que la sournoise angine pointait sa sale face et que je me disais que j’allais pas pouvoir fumer pendant une semaine avec tout ça et que ça n’allait pas être possible vu que y’avait boum le samedi, et qu’une boum sans cloper, autant pas y aller.

Croyez-moi, sur parole, vous allez me remercier plus tôt que vous ne le pensez.

Déjà, vous allez éveiller la curiosité de votre conjoint (ce qui est bien après tant de semaines/mois/années, où vous ne le surprenez plus du tout).
Je vous conseille, en outre, de dormir nue, seulement vêtue de votre carré, c’est beaucoup plus sexy, et ça tue le côté « Passy » de la chose.
Pour celles qui dormiraient seules en ce moment (mais je suis sûre que ce n’est que passager, allez, on ne pleurniche pas), ben, euh, c’est bien aussi pour l’ego !

Mais attention, hein ? On ne garde pas le carré pour aller bosser ! Et puis, pour celles qui ne posséderaient pas de vieux « Brides de Gala » de derrière les fagots, il vous reste les antibios ! Mais là c’est 5 jours ! Il faut faire des choix dans la vie !

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Voir la Baule et Mourir

Je vous préviens de suite, ce billet n’a aucun intérêt.
Il a juste pour but de vous prévenir de mon départ imminent, pour le ouikène, à La Baule (Prononcez La Bôôôle).
Je sais que vous êtes en train de vous dire que passer Pâques à la Baule, ce n’est pas ce qu’il y a de plus über fashion.
A priori, vous avez raison, j’ai envie de vous dire.
Tiens, je rajoute même une couche en vous disant qu’à La Baule il n’y a que des vieux. Et allons-y, enfonçons the clou, La Baule c’est carrément « la section gériatrie de la Bretagne« , je cite, dans le texte, mon ami Benjamin qui m’a rétorqué cette méchanceté quand je lui ai annoncé mon départ imminent.

Ok, c’est vrai que les familles « Cyrillus » c’est pas trop mon truc, mais faudrait quand même voir à pas trop cracher dans la soupe, c’était quand même le magasin où j’avais hâte d’aller quand ma mère m’emmenait faire du shopping à Paris en 1986, cette époque même où on criait dans la rue, serre-tête en velours au vent, « Devaquet, si tu savais, ta réforme, ta réforme… », et même qu’on savait pas pourquoi on criait ça, mais on n’allait pas en cours et ça c’était plutôt bien.

Moi, ce que j’en dis, c’est que La Baule, c’est carrément The place to be à Pâques.
Déjà, parce que l’endroit est devenu beaucoup plus hype depuis que Dominique* est sorti des vagues dans toute sa beauté corporelle, tel Ursula Andress, tel Neptune, tel je ne sais qui d’autre, mais c’était quand même un moment très beau dans sa carrière politique (comment ça, le seul ? Bande de langues de pute).
En plus, ya vachement de stars au m2, becauz elles font toutes leur thalasso au Royal Barrière.
Rappelez-vous des photos parues dans Match de Muriel Robin et de la Rockeuse de diamants : ben ouais les filles, c’était à La Baule, ça vous en bouche un coin, pas vrai ?
Je ne cite pas tout le monde, je n’aime pas faire du name-dropping.

Il y a aussi un pur Casino où on perd toutes ses thunes en 5 mn, mais c’est pas grave, après on a droit à une lingette citronnée pour essuyer ses mains.

Je vais, enfin, pouvoir looker à mort Cyclamen dans un trip « ouikène iodé » avec les bottes Aigle bleu marine que j’attends depuis 6 mois l’occaz de lui mettre au bon moment, au bon endroit

Non, non, moi je dis que ça va carrément être sympa ce petit ouikène.
Il va m’arriver pleins de trucs rigolos que je vais pouvoir vous raconter la semaine prochaine, vous allez en pleurer de joie…

* (De Villepin, idiotes !!)

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Je suis belle et j’aime ça !

Hier, on m’a beaucoup regardée dans la rue.
Vous me direz, rien d’anormal jusque là, puisque c’est mon lot quotidien (chacun sa croix)

Mais là, j’ai vraiment senti que ça allait être « mon » jour dès le matin, au moment où j’ai enfilé mes nouvelles sandales Zara qui font « limite pétasse mais non en fait juste super pointues ».

(NDA : Pointues = Le style, pas la forme des shoes !)


Pour vous résumer la sandale Zara en quelques mots, elle a un talon compensé en corde et un entrelacement de lanières en vinyle noir absolument délicieux. Recouvrant mon mi-bas, c’était juste absolument somptueux !

Vu le nombre de filles dans le métro qui les regardèrent jalousement de leur oeil torve trop peinturluré cauz je sors juste de ma salle de bains éclairée au néon, je me suis dit que j’avais choisi « the paire to have ».

 

Donc, lorsque je suis sortie déjeuner vers 13h, chaussées de mes sandales de la mort, mon slim noir juste bien mis comme il faut, sunglasses sur le nez, ça a été limite l’émeute que je savais plus où me mettre tellement c’était gênant pour les autres filles, disons, plus banales (et je pèse mes mots) !

 

L’apothéose, c’est quand un groupe de Japonaises agglutiné près d’un bus arrêté devant l’entrée Nord-Ouest des Galeries Lafayette, est littéralement tombé en pâmoison devant mes pieds délicieux en gloussant d’envie.

Quand même, c’est un peu gênant, mais j’avoue que j’ai cru néanmoins, mourir de bonheur.

 

Ok, elles sont souvent étranges niveau look les Japonaises, m’enfin y’en a quand même un paquet qui te donnerait un cours de mode à Anna Wintour qu’elle piperait pas mot la garce !

(NDA : toujours pour les sottes, hein, elles se reconnaitront, Anna Wintour = Rédac chef de Vogue)

 

Vous trouvez que je me la raconte ? La fausse modestie, ce n’est pas pour les ouineuses !

 

Alors, hier, est-ce que, vous aussi, vous étiez beaux à tomber par terre ?

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