Message personnel au commandant de bord du vol IB37839

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Mardi 8 mai, j’ai mis un string…

Ce phénomène étant plutôt rare, je me devais, cher lecteur, de t’informer de cet évènement quasi planétaire, puisque désormais on se dit tout.

Croyez bien que je ne pouvais faire autrement parce que je supporte difficilement le string en fait ; j’ai vraiment l’impression d’être à poil sous mon jean et, ce n’est pas que je sois d’une pudeur maladive, mais ça me gêne à mort (dans le sens où c’est désagréable d’avoir une ficelle dans la raie des fesses).
Finalement, je crois que je préférerais être carrément à poil, au moins il n’y aurait rien pour entraver ma nudité !

Donc oui, je t’explique pourquoi j’ai dû mettre un string mardi pour aller à la méga soirée d’anniversaire de mon amie A., fête où l’on se devait d’y être si on en est (tu suis ?), place to be mardi 8 mai donc, et pas sur les Champs où on organisait là un contre évènement mais qu’a pas marché du tout parait-il…
Autant te dire qu’il y avait big pression, d’autant plus que cette chienne avait insisté pour qu’on soit un minimum sapé, pour le fun…
Moi je me dis dans ma tête, ouais bon, m’en fous je suis toujours en Jean, les gens ont l’habitude, ‘toute façon j’ai la classe innée je pourrais aussi bien y aller en jogging’, mais je vais faire un effort !

Donc, je sélectionne 3 tops Marant (Isabel hein, pas dans le sens « rigolos » avec des inscriptions djeuns, non les filles je SAIS que vous connaissez Isabel Marant, je ne vous prends pas pour des oies, je précise juste pour les garçons) et je me dis, je vais opter pour un top ultra chicos Marant avec un de mes innombrables Jeans, des compensées, un maquillage un peu glam’, mon brushing Madonna, et zou, je suis une fée !

J’ai quand même demandé à mon amie A. si elle comptait mettre le chauffage sachant que seulement vêtue d’un micro top Marant, j’allais risquer la pneumonie.
Elle m’a répondu que non, mais que comme y’avait 40 personnes, on allait vite se réchauffer et que c’était très bien, j’avais qu’à juste mettre un Trench pour arriver, comme Charlotte Gainsbourg, quoi !
Je me suis dit qu’elle avait carrément raison, d’autant plus que je suis née le même jour qu’elle et que je suis aussi bronzée même gavée de gélules Oenobiol.

Sauf que lundi, minisushi a fait un teasing de malade, nous faisant baver, en nous disant « ayé, j’ai trouvé le Jean 70’s de Kate ! Il est trop bien…. » et donc complètement aveuglée par la folie compulsive qui m’habite quand j’ai envie d’un vêtement, je me suis dit vers 18h, il me le faut, sinon je meurs sur place.
Je l’ai trouvé, dans ma pointure (pas très dur, je suis tellement mince), avec la taille super haute comme on aime, j’étais ravie.

Sauf que, comme c’est un taille haute, il moule plus que de raison mes délicieuses fesses, et en voyant l’horrible marque de ma culotte dans mon psyché je me suis dit « Violette ça va pas être possible, ça casse complètement le mythe, le mystère autour de toi, tu dois mettre un string

C’est donc la mort dans l’âme que j’ai porté un des nombreux strings qui hantent le fond d’un de mes tiroirs, priant pour que le jean (neuf de surcroît) ne déteigne pas et que je ne me retrouve pas avec les fesses bleues en rentrant chez moi, tard dans la nuit, légèrement enivrée…Je me suis même dis que si je rentrais avec un mec, je garderai mon jean toute la nuit, on ne sait jamais…

Finalement, la soirée était tellement bien que j’en ai presque oublié mon string.
Le Ruinart a coulé à flots et, comble du ravissement, j’ai croisé un de mes écrivains préférés dont j’ai adoré en particulier un livre que tu trouveras dans la book list, juste à gauche en descendant, plus bas.
Et là, tu te dis, « la vache, cette merdeuse a passé la soirée avec Simone de Beauvoir, me dis pas que c’est pas vrai », bien sûr non, l’écrivain en question est charmant, on a vachement discuter de piscines, de blogs et aussi il a posé une question essentielle à laquelle je n’ai sû répondre « mais qu’est devenu Vivian Savage ? ».
J’avoue que j’ai séché ; heureusement qu’un ami de A., ultra renseigné sur les chanteurs has been des années 80, nous a rencardé sur le fait que maintenant le dit Savage était restaurateur !
Si c’est pas du scoop ça, et rien que pour toi lecteur, avoue que je te gâte !

Sinon, j’ai chopé une angine (pas à cause du string hein, soyez pas cons) becauz j’ai discuté avec un charmant (jeune) homme, un peu trop près de la baie vitrée et que le micro top Marant, comme son nom l’indique, disons que ya pas des mètres de tissu quoi.
En plus, comme j’en étais à environ ma 24è coupe de champ’, je crois que j’ai du dire 2 ou 3 gros mots (mais toujours classe hein, ne crois pas que…) et que ça lui a fait peur un tel concentré de trash/glam dans une seule personne…
M’en fous, je dormirai avec mon carré Hermès cette nuit, à défaut d’un mec.

Pour finir, je vous révèle le über détail de la fin de soirée : le plateau de Ferrero, juré que c’est vrai, on sait quand même recevoir chez les gens qui comptent dans les médias non ?

Finalement, nonobstant le fait que je sois une fée, je suis rentrée seule, la fesse d’une couleur normale, tout va bien, sauf que j’ai songé dans le taxi du retour, sur la route, dala dala daladala, sur la route, que ça devait faire quand même au moins 1 mois que je n’avais couché avec personne. Le temps file, c’est terrible !

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Le truc chic et pas (très) cher – 4

Cette semaine on s’attaque à du lourd, puisque le concept est le suivant : demander un cocktail au nom improbable et quasi inconnu du grand public dans votre bar de quartier habituel (j’ai nommé La Civette, le Bar de la Place et cætera …)

Attention, il ne s’agit nullement de causer ici de mojitos zé autres Caïpirinhas, réservés à la consommatrice lamba, dont ni vous ni moi ne pouvons nous comparer, thanks god !

Même si vous ne connaissez le breuvage que de nom, franchement, ça vaut le coup d’essayer ce concept qui va vous classer en 2 secondes parmi les ûberclientes, voire parmi les chieuses, mais c’est la même chose donc c’est pas grave.

Déjà vous allez coller la honte de sa vie au serveur assez sournois qui ne vous dit jamais bonjour et qui, pour une fois, va vraiment vous regarder puisqu’il va revenir au minimum 2 fois à votre table pour vous demander les ingrédients du susnommé breuvage tout en faisant semblant de le savoir, c’est juste qu’il a 2 autres tables à s’occuper donc il a un petit trou de mémoire…

Vous risquez carrément de créer la tendance dans votre quartier, voire même le patron va carrément renommer le cocktail en lui offrant votre délicieux patronyme (ça c’est si vous êtes vraiment une habituée des lieux, cad vous avez au moins couché avec 2 serveurs).

J’illustre :
« Vous avez quoi comme cocktails sympas ? Je sais pas quoi prendre, pfff… »

« Ben ‘le Violette’ est assez prisé en ce moment, encore un peu underground, donc hype, si j’osais je dirais que c’est carrément the TRUC TO DRINK…»

Si vous êtes nuls en breuvages atypiques, je vous ai concocté une petite liste, à tester dans vos troquets, puis vous me donnerez le nom du breuvage qui a semblé le plus mystérieux, le nom du troquet, la ville dans laquelle le troquet est situé, le nombre d’habitants de la ville dans laquelle le troquet est situé et le prénom d’au moins 2 serveurs.
Ceci me permettra de faire un super tableau croisé dynamique et de vous livrer par la suite les résultats de cette étude très sérieuse, ma foi :

Base Vodka : le 2 mental, l’After sex (à demander d’un œil coquin tout en passant délicatement votre langue sur votre bouche glossée à mort), le Doux baisers (idem), l’Orgasme (vous pouvez vérifier, ça existe), le sweet pleasure (pour les nazes en langue de Shakespeare prononcer « souiteu pléjeureu »).

Base Gin : Le Anthony dreams, Le Chevalier à la Rose (so “Guerre des Croisades”), le Quand Paris s’enflamme, le Yellow bird.

Base Champ’ : Le femme du monde (genre si t’es femme de l’Ambassadeur, tu peux prendre ça, c’est pas mal), le Zephyr, l’Etincelle de nuit, le Soir de Gala.

Attention malheureuse ! Ce stratagème ne doit être utilisé seulement et seulement si vous investissez un bar dit « normal ».
Les bars d’hôtels et autres lieux de picole fashion sont à exclure du concept.
Dans le cas présent, je vous conseille de décaler à mort et de demander plutôt un Monaco, enfin voyez ce que je veux dire hein ?

P.S. Si vous êtes plutôt soft drinks, du genre ennuyeux à mourir, c’est pas la peine de me poster un commentaire du style « gna gna gna je ne bois pas d’alcool, ça me rend malade, je suis une fille/un mec sain(e), est-ce que ça marche avec un jus de mangue ? », je suis ouvertement anti-personnes chiantes en société (cad avec un minimum d’alcool dans le sang pour qu’on puisse enfin entamer une conversation intéressante).
Merci de votre compréhension.
Et dans l’attente de vous revoir je vous prie d’agréer, bla bla bla…

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