Docteur Violette vous aide à trouver une excuse béton pour pas faire le dépouillement Dimanche soir, au bureau de vote.

Voilà, donc, voyez sûrement ce à quoi je fais allusion, non ?

Oui, c’est ça, c’est CE MOMENT où comme des êtres décérébrés, on répond invariablement « Non, je suis désolée, je ne peux pas ce soir » et où, au moment où nous finissons cette réplique digne d’un roman de Simone de Beauvoir, les hommes en gris se regardent d’un air entendu qui signifie en langage « assesseur » : pauvre fille, tu n’as aucun sens patriotique, la vérité, tu fais pitié…

C’est pas ça les mecs, mais juste passer la soirée électorale avec des coincés du c** qui ne boivent que du jus d’orange de chez ED, qui portent le pantalon façon Dick Rivers mais qui le font pas exprès eux, tout ça pour compter des billets encore plus moches que ceux du Monopoly, vous nous en voudrez pas, hein, mais on est pas ultra emballées…

C’est votre faute en plus.
Becauz’, à la base, votre métier il est plutôt classe même : veiller à la tenue d’élections véritablement démocratiques, ça en jette grave dans les dîners.
Non c’est juste votre mine de six feet under (en vrai, pas la série, où il y a plutôt du canon, là, par contre) et vos fringues qui font flipper. On vous l’impose ou bien ?

Je vous dis honnêtement, vous seriez un peu plus sexy, je ferai carrément l’impasse sur l’alcool, mais là non, ça va pas être possible de passer la soirée à « dépouiller » avec vous.
Et puis quel vilain mot pouahhh. Tu fais quoi ce soir ? Je dépouille ! Ah ouais tu te fais un trip rural à la ferme, bla bla bla.

Donc, non et donc, je vais vous donner les excuses d’enfer à invoquer devant les assesseurs qu’ils vont tellement être verts que vous allez repartir du bureau de vote comme des Princesses…

Commencer sa phrase par « J’aurais été ravie d’accomplir mon devoir de patriote, mais :

1) Vous avez du Ruinart au frigo ? Non ? Ah, je suis désolée mais je fais des allergies au contact du Nicolas Feuillate.
2) C’est payé combien de l’heure ? C’est le double les jours fériés normalement, non ?
3) Désolée, mais comme je suis journaliste politique, je suis en plateau dès 19h00, mais je peux vous faire un petit signe discret à la Télé pour vous donner des indices des tendances du soir.
4) Je sais pas… Vous sortez où après avec tes copains ? Pardon mais c’est en petite couronne ça non ? Navrée, je ne prends jamais le RER, c’est une question de principe !
5) Non mais là en fait, je ne vote pas, je suis anar, j’accompagne juste un copain qui vient poser des pétards un peu partout pour que vous fêtiez ça dignement ce soir.
6) Tu vois le mec sublime, avec le dos en V qu’on dirait Ian Thorpe , 20 cm derrière moi ? Ben c’est mon mec ! Si j’entends encore une seule fois le son de ta voix, je ne donne pas chère de ta peau d’assesseur.
7) Non, c’est naze, j’ai pas envie de me faire chier avec vous, c’est trop rare cette fête, je préfère picoler avec mes amis.
8) Non, je ne prends pas la pilule

Vous me direz lundi matin si ça a marché…

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La WAG ou la femme de Footeux, comme on préfère…

Le nouveau terme qui nous vient de la perfide Albion, pour désigner les femmes de footbaleures, icônes de ce qui se fait de plus con et de plus décérébré, est WAG : Wifes and Girlfriends.
Littéralement, femmes et petites amies, dans la langue de Molière (pas Romain Duris, le vrai).Quel est donc l’intérêt de ce billet linguistique, du même acabit que « where is Brian ? » (in the kitchen, pour vous éviter de chercher dans toute la maison), vous demandez-vous ? Je vous réponds : aucun, rassurez-vous…

C’est juste pour vous donner un petit mot à placer dans les dîners entre copines, quand vous vous mettrez à parler de la tête de limande de Victoria Beckham ou, quand vous évoquerez la rumeur de l’hiver dernier comme quoi Véro, femme de Zidane, aurait été, comment dire…cocue, quoi….Pour vous, les garçons, c’est pareil, quand vous commenterez les résultats de la ligue 1, affalés sur le canapé en velours marron élimé de votre pote Régis (celui qui est un con), votre 16 à la main et que vous pourrez dire, l’air dégagé « Pff, y’en a marre de la surmédiatisation de toutes ces WAG », là vos amis vont vraiment halluciner et vous idolâtrer secrètement.

Oui, vous ne serez plus simplement un beauf ! Ce jour-là, vous deviendrez un über beauf grâce à moi, et ça change carrément tout !Si vous voulez pousser le débat un peu plus loin dans la soirée, sachez donc que la WAG par excellence n’est pas Victoria Beckham, comme on pourrait le croire aisément, ni Adriana Karembeu d’ailleurs, non, non, non !!!

Excusez-moi, mais je suis en train de me souvenir de la honte suprême, tombée sur un ami très cher, quand il s’est retrouvé dans la même pharmacie qu’Adriana, à Neuilly, pétrifié d’amour devant la déesse, et que le pharmacien a gueulé « c’est un thermomètre anal que vous voulez ?» et que lui, il n’a pu que répondre « non mais c’est pour ma fille, hein, c’est pas pour moi, elle a de la fièvre », vous imaginez le double grillage devant la Karembeu ?
(histoire véridique qui pourra vous être confirmée par écrit sur simple demande par imèle)

Donc, non, la pure WAG, c’est la fiancée de Wayne Rooney, enfant de Liverpool just like the Beatles, j’ai cité Coleen Mc Loughin, super connue en England et surtout super trash & pouf !

Z’allez me dire que Victoria est pouf aussi. J’acquiesce, mais Coleen est une pouf jeune, qui porte des joggings en éponge fuschia et qui fuck everybody becauz’ elle a touché le jackpot… Donc, voyez la nuance hein ? (si non, ben essayez quand même de la voir, je veux pas m’éterniser sur le sujet)

Voilà donc je ne vous colle pas la photo de la Coleen, vous chercherez vous-même dans gougeule, (le velours éponge ne va pas au teint de ma ligne éditoriale), histoire que vous puissiez la reconnaître dans les tribunes quand vous regarderez le match dans le poste et non, on ne me remercie toujours pas, mais par contre, on me vénère !

N.D.A : Si vous doutez de l’utilité Fashion de ce billet, je vous signale juste que que la WAG était vaguement évoquée dans le « Elle », cette semaine, alors faites pas les fines bouches, je vous analyse le dernier concept early hype, faudrait voir à pas trop pousser non plus…

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Message perso à ma coiffeuse…

Ma coiffeuse, non franchement t’as déconné hier avec mon brushing.
Ok, quand je suis sortie de ton « salon » (même si ça ressemble plus à un appartement témoin), je ressemblais à Madonna en brune, que même que t’as voulu me prendre avec ton numérique pour attirer le client en mettant mon joli visage en devanture et que je t’ai dit « enfin, vous n’y pensez pas, grande folle, hihihi »…

Mais crois-moi, aujourd’hui, ça ne ressemble plus à rien, je fais plus Liz Hurley sortant de boîte Londonienne complètement pétée au bras d’Elton, si tu vois le concept ?

Alors, ouais, tu ne me fais pas payer (très) cher pour Paris et tu m’adores, mais là faudrait voir à rectifier le tir.
Alors, je ne te jette pas la pierre, hein, peut être c’est de ma faute, j’ai trop fait la folle hier soir devant le plasma, mais dis-donc voir, j’étais pas non plus en night-club jusqu’à plus d’heure par 50° que tellement t’es serré que tu ressembles à une éponge.

C’est juste que comme tonight je dîne avec mon amie A. et qu’elle possède, par nature, la chevelure de Daryl Hannah, période « Splash », sans jamais y toucher, ben comment te dire, j’ai un peu les boules hein, je t’avoue Madonna, ça l’aurait bien fait…

Enfin, si t’es jalouse et que tu essaies de me griller, sache, jeune insolente, que je possède d’autres atouts que ma sombre chevelure et que je ne t’ai pas attendue, connasse, pour me faire draguer, brushing ou pas !!!

(Bon, excusez-moi, ça fait du bien, parfois, de ne pas se laisser faire par les commerçants de quartier. Voyez, on les laisse exister, on délaisse les grandes surfaces, et voilà comme ils nous remercient ces ingrats)

J’ai bien fait de la remettre à sa place, non ?

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