Le jean blanc

Caro a pris ces photos il y a une quinzaine de jours, deux heures avant que je ne me rende chez ma dentiste pour un truc complètement couillon. Mais il faut que je vous raconte comment je suis wonder tanche, parfois…

Figurez-vous qu’il y a à peu près un mois, alors que j’étais en train de raviver le feu en Normandie à l’aide de ce truc que j’appelle la sarbacane – je sais que ça n’est pas le nom homologué, ne faites pas les savantes -, et dans lequel on souffle pour que la flamme grandisse à nouveau, voilà que patatras, embrouille et cata.
Je commençais tout juste à souffler dans le bidule, quant tout à coup l’autre extrémité butta contre le rebord de la cheminée. J’ai alors senti une poussée contre ma bouche, entendu un petit « crrrric » et pensé « Non, mais je ne viens quand même pas de me casser une dent là ??? »

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Les Pouilles (1)

Hey salut les jeunes, me revoilà – ah bah c’est pas trop tôt (oui bon ça va hein !).
Je vais vous raconter ma semaine dans Les Pouilles en deux parties, si vous le voulez bien. Mais tout d’abord laissez-moi vous dire que c’est désormais ma région préférée d’Italie, encore plus que la côte amalfitaine ou même que la Toscane.

Déjà parce que c’est moins facile d’accès. Les entrées des villes sont parfois effrayantes de mocheté – architecture aléatoire des années 50 + pauvreté – mais quelques centaines de mètres plus loin vous tombez littéralement sur des petits paradis aux eaux cristallines. Et sur des centres historiques dans lesquels vous ne savez jamais où vous êtes réellement : en Grèce, en Italie ou au Maroc qu’importe, c’est le dépaysement le plus total.

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Apatride

Ça fait presque un an que j’ai pris la décision de plus ou moins vivre en campanule normande. J’écris « plus ou moins », mais j’aurais pu dire « à peu près » ou « en gros ». En tous cas tout ça reste bien flou, parce que je continue de venir régulièrement à Paris deux jours par semaine en moyenne, où je loge dans mon appartement, dans mon autre « chez moi », donc.

Je ne vais pas à l’hôtel ou chez des amis, ce qui me permettrait de faire la culbute mentalement ; du coup j’ai souvent l’impression d’avoir le cul entre deux chaises. D’habiter partout et nulle part en même temps. Comme si je n’arrivais pas à quitter tout à fait mon Paris. Celui où j’ai construit ma vie d’adulte.
Mais, quand même, je sens un frémissement de plus en plus important. Je m’éloigne peu à peu de la capitale, comme si je tenais très fort la main de quelqu’un pour ne pas tomber et que chacun de mes doigts se desserrait un peu plus chaque jour (si ça se trouve je vais tomber du 8ème étage ?)(ça va être joli en bas, toute écrabouillée sous mes K-Jacques…).

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