Un soir à l’opéra

guerlain collection noel

J’ai déjà eu l’occasion de fréquenter des « divas », des vraies – je ne parle pas de moi quand je me prends pour Isabelle Adjani, bien sûr. J’ai même collaboré un temps avec un spécimen de compétition, DA d’une grande maison parisienne.

Au début c’est rigolo – le mec est tellement persuadé d’être une star qu’il nous auréole de sa puissance divine -, ensuite on finit par être emporté par cet ego, jusqu’à l’écoeurement. Le mien, de diva, se prenait pour le fils spirituel de Cartier-Bresson et ne comprenait pas qu’on puisse porter de la maroquinerie d’un autre fournisseur que Hermès. Quand j’arrivais au bureau avec un sac Zara (en cuir, quand même, putain), c’est comme si j’avais vomi sur ses Tod’s sur-mesure. L’éclate, quoi.
Mais je m’égare.

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Le Jean-Jacques Goldman (60)

deco urban outfitters 3deco urban outfitters

✔ Decalecatan, decalecatan (ohé ?). Soyons honnêtes, j’arrive rarement à trouver mon bonheur niveau sapes, chez Urban Outfitters – est-ce un mal, je ne pense pas -, mais en revanche, niveau déco, c’est une toute autre histoire. Une toute autre histoire, oui, surtout que la sélection est de plus en plus méchante avec le temps.

Avec le temps, tout s’en va dans mon panier, et notamment un porte-magazine doré, une housse de couette pleine de triangles pour Cyclamen (afin d’apprendre la géométrie en s’endormant)(malin, le dauphin), un tapis coloré et un guéridon années 50. Je m’arrête là pour les besoins narratifs, mais je pourrais égrener le site jusqu’au bout de la nuit. Une Tourtel ?

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Rastignac à la capitale

entree des eleves

A l’affiche, une plaque « entrée des élèves » pile le jour où la marmaille reprend l’école après les vacances de la Toussaint, dans un article qui n’a aucun rapport avec le sujet scolaire. Quel talent !

Blague à part, le look que vous voyez aujourd’hui c’est tellement moi que ça en devient presque gênant. Je n’aime rien plus que porter mon vieux jean doudou, une paire de baskets, et hop une allure low profile, agrémentée d’une touche gentleman farmer (j’ai grandi en campanule).
Encore une veste de Lady Chatterley ? Euh. Oui. Mais celle-ci n’a rien à voir avec celle de l’autre jour, elle est plus molle, plus dégaine, plus je vais chasser le faisan de façon urbaine. Outfit de Rastignac à la capitale.

Tiens, ça tombe bien que vous me parliez de lui (Rastignac), puisque cette veste de fermier cool c’est une Balzac Paris, marque créée par Chrysoline avec qui j’ai bossé il y a quelques années. Comme quoi l’open space mène à tout, même et surtout au talent couturier. Oui, aujourd’hui les coïncidences de la vie se ramassent à la pelle. Mais surtout, et c’est bien là l’essentiel, je me suis fait couper les cheveux.

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