juin, 2017

Les Pouilles (1)

Hey salut les jeunes, me revoilà – ah bah c’est pas trop tôt (oui bon ça va hein !).
Je vais vous raconter ma semaine dans Les Pouilles en deux parties, si vous le voulez bien. Mais tout d’abord laissez-moi vous dire que c’est désormais ma région préférée d’Italie, encore plus que la côte amalfitaine ou même que la Toscane.

Déjà parce que c’est moins facile d’accès. Les entrées des villes sont parfois effrayantes de mocheté – architecture aléatoire des années 50 + pauvreté – mais quelques centaines de mètres plus loin vous tombez littéralement sur des petits paradis aux eaux cristallines. Et sur des centres historiques dans lesquels vous ne savez jamais où vous êtes réellement : en Grèce, en Italie ou au Maroc qu’importe, c’est le dépaysement le plus total.

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Apatride

Ça fait presque un an que j’ai pris la décision de plus ou moins vivre en campanule normande. J’écris « plus ou moins », mais j’aurais pu dire « à peu près » ou « en gros ». En tous cas tout ça reste bien flou, parce que je continue de venir régulièrement à Paris deux jours par semaine en moyenne, où je loge dans mon appartement, dans mon autre « chez moi », donc.

Je ne vais pas à l’hôtel ou chez des amis, ce qui me permettrait de faire la culbute mentalement ; du coup j’ai souvent l’impression d’avoir le cul entre deux chaises. D’habiter partout et nulle part en même temps. Comme si je n’arrivais pas à quitter tout à fait mon Paris. Celui où j’ai construit ma vie d’adulte.
Mais, quand même, je sens un frémissement de plus en plus important. Je m’éloigne peu à peu de la capitale, comme si je tenais très fort la main de quelqu’un pour ne pas tomber et que chacun de mes doigts se desserrait un peu plus chaque jour (si ça se trouve je vais tomber du 8ème étage ?)(ça va être joli en bas, toute écrabouillée sous mes K-Jacques…).

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Quand on partait sur les chemins…

L’autre soir, on est partis faire une balade à vélo avec l’amoureux juste après avoir pris l’apéro (j’ai arrêté le footing).
Il a dit « Oh c’est ta robe de l’an dernier, celle que j’avais shootée en Toscane, je la reconnais ! » J’ai répondu que pas du tout, c’est un peu genre la même mais pas la même. C’est aussi une Boden, mais celle-là s’arrête aux genoux et ne se noue pas derrière le cou. C’est comme si moi je lui disais « Oh tu tonds la pelouse » alors qu’il est en train de tailler les rosiers. Aucun sens de l’observation, je te foutrais tout ça en pension.

Il n’empêche que cette robe a un énorme point commun avec celle de l’été dernier, et pas le moindre : on se sent jolie dedans. La coupe épouse là où il faut sans en faire trop. Je ne porte pas souvent des robes, mais Boden ne me déçoit jamais sur le sujet : on voudrait que ce soit toujours l’été.

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