novembre, 2015

Ah non ! Pas en jogging.

sac lancaster

C’est compliqué de poster un look. J’ai dit qu’on reprenait une activité plus ou moins « normale » ici, je vais plus ou moins m’y tenir, mais justement, maintenant, après, tout est plus ou moins, vous ne trouvez pas ? J’ai l’impression de constamment marcher sur des oeufs.

Quand je demande de façon gênée à quelqu’un si « ça va ? », quand je poste un tweet rigolo sur Facebook, quand je suis au resto et que je ne prends pas de dessert pour me barrer au plus vite, quand je plaisante dans la rue avec une copine et que je sens qu’on nous regarde avec étonnement. J’ai cette impression d’être sans cesse aux portes de l’indécence.

C’est compliqué de poster un look. Mais on va pas vivre en jogging. Ou pire, en Jacqueline Riu, hein ?

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Le Jean-Jacques Goldman (89)

des petits hauts 3

✔️Je ne savais pas comment revenir ici. Je ne vous cache pas que je suis encore très fébrile, que je tremble à la moindre sirène de police entendue dans la rue, et que mon coeur est tellement serré que, bien souvent dans la journée, le souffle me manque. Quand je ne chiale pas à la moindre occasion… Comme tout le monde, j’ai décidé de continuer. Même si je sais que je vais vivre désormais avec la peur chevillée au corps.

Et puis le Jean-Jacques Goldman s’est imposé tout naturellement. N’est-ce pas lui qui, le premier, a décrété que la musique est bonne ?

Il y a quelques jours, j’ai assisté à la présentation de la collection P/E 2016 Des Petits Hauts. Je connaissais mal la marque, mais j’ai eu envie de tout. Du thème inspiré du film L’Amant avec des matières et des coloris naturels jusqu’aux inspirations ramenées d’un voyage à Porto par les deux créatrices de la marque, je dis AIME.

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On ne dit jamais assez…

paris

J’avais écrit un truc et puis j’ai tout effacé quand j’ai réalisé que je ne parlais que de MA peur. Je vais bientôt revenir ici avec un programme « normal » mais, aujourd’hui, le simple fait d’évoquer mon week-end de terreur et de sidération me paraît indécent.

L’expression « je n’ai pas de mots pour… » n’a jamais eu autant de sens. Je n’ai pas de mots pour décrire la peine immense que je ressens pour les familles des victimes. Je n’ai pas de mots pour dire à quel point j’aime mon pays et ma ville, Paris, quand ils sont attaqués.

En revanche, je vais vous dire MERCI pour tous vos messages inquiets à mon égard, depuis vendredi soir. Et puis, je vais aussi vous dire D’Y ALLER : ouvrez cette bouteille de vin que vous gardiez pour un grand événement, dites à cette personne que vous aimez en secret depuis trop longtemps à quel point elle vous inspire, réconciliez-vous avec cette amie perdue de vue, payez-vous le billet pour cette destination dont vous rêvez depuis toujours, portez votre plus jolie robe au bureau, embrassez votre amoureux plus que de coutume, faites durer les câlins du soir même si vous êtes claquées…

Parce qu’on va entrer en résistance. Qu’on va vivre encore plus fort. Mais aussi parce que ça.

Je vous embrasse gros comme ça, prenez soin de vous.

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