mai, 2007

Le côté obscur de la deuxième fois où mes jambes ont côtoyé le laser

Comme je vous ai bien senti(e)s à bloc sur l’épopée de ma lasérisation du bulbe pileux, que vous n’êtes qu’avides de propos rapport à mes dépenses incongrues qui n’ont pour seul but que de satisfaire mon narcissisme exacerbé, je vous livre le débrief de ma seconde séance de torture, qui n’en fût pas une d’ailleurs.

Déjà, moi je dis que ça la fout mal : je quitte le bureau à 11h40 prétextant un examen radiologique hyper important que si je le fais pas vous aurez ma mort prochaine sur la conscience, à quoi mon boss répond « pas de problème Violette », sur un air las…

Faut dire que j’arrive rarement avant 10 h au bureau, que le temps de me faire un expresso, de dire hello à tout le monde, de faire admirer ma nouvelle tenue du jour, de checker mes mails persos, de glander sur la blogosphère, de me mettre à mon courrier administratif en retard, il est déjà 11h30 bien tapées, z’imaginez le haut rendement, même si je bosse hyper vite cauz’ je suis dotée d’un QI exceptionnel.

Bref, j’arrive au centre de lasérisation et là, on m’annonce que le Docteur H. est malade et que c’est le Docteur S. qui va s’occuper de moi.

Alors là, comment vous dire, le Docteur S. ressemble à mort à Meg Ryan en brune, mais juste au niveau des lèvres en fait, c’est à dire qu’on n’a même plus affaire à un vulgaire Colvert, mais on s’attaque direct à toute la famille des Anatidés, mais quand même sans les doigts palmés, faut pas déconner non plus.

Donc le Docteur S. me demande si ça s’est bien passé la dernière fois avec le Docteur H. (et là je sens qu’elle a vachement envie de débiner sa collègue) et je répond « oui, mais bon j’ai eu super mal quand même alors que je suis vachement forte« .

Là elle regarde mon dossier et me sort, d’un air mesquin « C’est normal elle a utilisé des paramètres très élevés, on va faire moins fort, le but ce n’est pas que vous souffriez« .

Ne me demandez pas ce que sont les « paramètres », je n’ai pas fait de thèse es bulbe, juste un pauvre mémoire sur les Ministres de la Vème République face à l’autorité judiciaire, qui me renvoie tous les jours au fait que j’ai vraiment fait des études qui ne servent à rien.

Bref, je n’ai pas eu mal du tout, juste des picotements, mais je vous rappelle que je suis forte, donc on a fait la causette pendant une heure avec le docteur S., dans une petite pièce sentant le poulet grillé, c’était charmant !

Elle m’a raconté un truc de malade en plus, je vous fais la discussion en live, sinon ce serait moins sympa.

Docteur S. : Vous savez qu’un jour, j’ai fait le « grand maillot » à une jeune fille de 15 ans, c’était sa mère qui lui offrait ça pour son anniversaire. Et ben figurez-vous que la mère m’a rappelée le soir en hurlant que j’avais brûle sa fille, que c’était une honte, bla bla

Moi : Ah bon ? Ya des mères qui offre ça à des gamines de 15 ans mais c’est du délire !

Docteur S. : Ah non, pas du tout, moi je l’ai fait à ma fille de 14 ans l’été dernier, ainsi que les aisselles, comme ça, c’est fait, parce que les aisselles, avouez que c’est quand même vital ! (sic)

Moi : Euh… oui c’est clair (j’ai été nulle, minable, zéro, je sais, mais je vais pas la contredire alors qu’elle tient le destin de mes demi jambes entre ses mains)

Là, j’ai compris qu’il y avait quand même un fossé immense entre ma vie, si décadente soit-elle, et celle du Docteur S.

Donc, à la fin, elle m’a tartiné de Biafine, ça a englué mon jean quand je l’ai enfilé, (juste imaginez le carnage dans lequel je baignais en rentrant au bureau) et m’a dit que oui, je pouvais prendre des gélules solaires, mais qu’il faudrait les arrêter 15 jours avant de se revoir.

Délestée d’1/4 de smic je suis rentrée au bureau, où j’ai fait semblant de bosser tout l’aprèm, même carrément plus semblant à la fin, et ben croyez-moi si vous voudrez, mais je ne suis allée qu’une seule fois aux toilettes des filles remettre de la Biafine, par acquis de conscience, becauz’ ça ne me brûlait même pas !!!

Conclusion 1 : Le Docteur H. est une connasse, d’autant plus que le Docteur S. m’a dit que 5 séances suffisait !

Conclusion 2 : Vu l’état de mes demi-jambes au jour d’aujourd’hui, je pense que je ne pourrais coucher avec personne avant quelques semaines, à part dans le noir le plus complet et/ou avec un vieux copain très compréhensif.

Question à toi lecteur/lectrice : Comme, je le rappelle, le soleil et le laser ne font pas bon ménage, faut-il :
1) Que je nique mon week-end très prochain à Barcelone, que je reste sous un parasol, une large capeline noire sur la tête pendant que mes potes vont s’éclater sur la plage ? Juste pour que je puisse refaire une séance fin mai ?

2) Que je dise « fuck » au laser, vive les ultraviolets, bye Docteurs H. & S., « see you en Septembre les filles » ?

Je suis perdue….

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Docteur Violette joue à la dermato quand un bouton arrive la veille d’une "date"

Karine, Issoudun (département 36, j’ai cherché hein, je suis pas super forte en Région Centre) m’envoie un SOS becauz’ elle a remarqué que comme fait exprès, je cite » j’ai pas de chance, à chaque fois que j’ai un RDV wiz un homme que ça me plairait bien de coucher avec, ben la veille, j’ai souvent 1, voire 2 boutons qui apparaissent. Pourriez-vous m’aider, délicieuse Violette, à régler ce problème ?« Écoute Karine, j’ai envie de te répondre un grand « oui » je vais essayer, mais c’est pas gagné ma grande.
Sauf si, comme tu le laisses entendre dans ton charmant message, ta « date » n’est destinée qu’à une vulgaire « coucherie », là, je pense que tu peux rester avec ton bouton, il n’y aura pas mort d’homme car ce qui va plutôt intéresser ton partenaire dans ce cas-là, c’est plutôt ton cul tu vois.
Le(s) bouton(s), je pense que ça va pas être sa priorité, si tu es, comme il me semble, un poil libertine.

Néanmoins, si je me suis trompée sur tes intentions et là, je m’excuse platement, ben on va dire que t’es pas forcément tombée sur la bonne personne, vu que ça peut être la situation qui me ferait carrément annuler une « date » sous un prétexte bidon, voire même prendre 2 jours d’arrêt maladie pour ne pas me montrer sous un si triste jour au bureau où j’ai quand même un rang de « it girl » à tenir.
Ceci étant dit (et bien dit, as usual), il faut quand même pas trop déconner !

Assumer une mini crise acnéique est plutôt un signe de maturité.Déjà, tu vas te calmer, tu vas pas sortir la veille dans un endroit enfumé qui risquerait d’infecter encore plus la chose.

Non, tu vas bien te laver les mains, te démaquiller, puis tu vas faire péter le traitement de choc pour la nuit en espérant très fort que le matin, tu l’auras, comment te dire, quasi désintégré le traître !

Je te file le tuyau du produit qui marche pour moi quand ça arrive, hyper rarement hein je précise, c’est Exfoliac crème 15 (pas 10 hein, 15 j’ai dit).

Normalement tu dois en mettre très peu et de façon quotidienne si tu es sujette à l’acné, mais dans les cas d’urgence comme le tien, tu me mets une couche d’au moins 2 cm d’épaisseur sur le bouton et t’y touches plus ma grande.

Puis tu trouves une position pour dormir qui t’évite que ça touche l’oreiller et tu vas voir, le lendemain matin, ton bouton sera toujours là, ok, je ne m’appelle pas la Fée Clochette non plus, mais il sera beaucoup moins voyant, même si tu auras la peau un peu cramée par l’Exfoliac et que tu vas peler un peu, mais après c’est à toi de faire ton choix.Après, dans la journée, t’évites de faire une fixette, de ne penser qu’à ça, de demander à tes collègues si ça se voit, parce que, oui, comme tu vas finir par aller le triturer devant la glace des toilettes pour filles, il va vraiment se voir et ce sera bien fait pour toi !

Si, par contre, tu as été grande sur ce coup-là et que tu n’y as pas touché, tu refais, avant ta « date » une retouche au correcteur vert (ça atténue les rougeurs) + tu mets de l’anti cernes dessus, mais très légèrement histoire que ça fasse pas un truc genre « j’ai un milk shake vanille fraise sur la joue/menton/front », tu tapotes doucement, tu saupoudres d’un voile de Terracotta (j’ai dit un voile, va pas ressembler à une Tropézienne, la vérité, ça me ferait de la peine) et puis tu voles vers ton destin, telle Sissi, sauf que tu iras plus vite cauz’ t’as pas la crinoline !

Voilà ma chérie, tu m’as épuisée avec tout ça.
Bon tu viens vite nous raconter comment ça s’est passé, si t’as couché quand même, tout ça.
Mais juste s’il te plaît, tu peux pas te trouver un job dans une autre ville stp, histoire d’avoir une excuse pour partir d’Issoudun qui, vraiment, à l’air de craindre, pardon hein…

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